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Inter-and Intra Models and Metamorphoses

Februarie 12, 2011

modele si metamorfoze inter-si intra culturale

Liliana Corobca
L’exil roumain et le canon littéraire contemporain

La littérature roumaine d’après-guerre a été écrite non seulement en Roumanie, sous un régime commniste, mais aussi au dehors du pays, en étranger. La principale caracteristique de la littérature d’exil c’est son caractère anticommnuiste. Voilà pourquoi dans les années 1945-1989 on ne pouvait pas parler de l’integration et de la valorisation des auteurs émigrés, bien que les plus remarcables en été quand même publiés. Aujourd’hiu les écrivains du “diaspora” peuvent publier leurs oeuvres en Roumanie aux grandes maisons d’éditions; sur l’exil s’écrivent des thèse de doctorat, des études, des monographies, des encyclopédies; il apparaît beaucoup de documents inédits, des témoignages des survivants, des articles et des dialogues dans les revues littéraires et culturelles. Donc, on ne peut pas nier l’essai de la récupération de cette littérature, mais ça n’est pas suffisamment pour pénétrer dans le canon.
Á la fin des annés ’90 dans la presse roumaine on menait une ardente discussion dite “la bataille canonique”, dont il ne s’agissait pas de l’exil, mais des écrivains des générations ’60 et ’80. On a posé la question si la génération “quatre-vingts” est venue avec un nouveau canon ou le vieux est valable jusqu’à présent. Il c’est arrivé à la conclusion que nous devrions accepter le canon des années ’60-’70, en ajoutant quelques noms des jeunes écrivains.
Mircea Eliade est le seul écrivains qui est entré dans le canon littéraire roumain. Comme a remarqué Ion Simuţ dans une étude sur “Le canon esthétique et l’élite de la prose d’après-guerre”: “Si dans une histoire littéraire il y a de l’espace ouverte pour tout le monde, dans un manuel scolaire les lieux sont comptés. par conséquent, nulle part on ne vois pas mieux combien il est acerbe le conflit de pouvoir symbolique entre les valeurs que dans le territoire de la representation didactique. […] S’il existe un grand gagnant dans cette compétition, un écrivain qui été absent des toutes les manuels jusqu’à 1990 et qui est présent, aujourd’hui, dans toutes les manuels alternatives, sans exceptions, c’est le prosateur Mircea Eliade représenté soit par les nouvelles “La ţigănci” ou “Nopţi la Serampoore”, soit par les romans “Maitreyi”, “Nuntă în cer” ou “Noaptea de Sânziene”. Grâce à son prestige international, Mircea Eliade se réjouit de la meilleure “réception” sous le commnunisme. En 1980 il apparaît le volume “De la Zalmoxis la Genghis-Han” aux maison d’édition scientifique et encyclopédique sur la seconde couverture de laquelle on dit que M. Eliade soit professeur à l’Université de Chicago. La préface se réfère seulement à l’oeuvre du savant et nous ne trouverons pas aucune date biographique. Le volume de nouvelles “În curte la Dionis” , apparu à “Cartea Românească” en 1981 est accompagné par la postface d’Eugen Simion. Le critique a écrit une étude scrupuleuse, d’environ 50 pages, intitulée “Les niveaux du texte mythique qui commence avec: “Il y a plusieurs niveaux, plusieurs axes stylistique dans la prose d’Eliade”, en évitant les références sur la vie en exil de l’auteur de “Maitreyi”. Dans le livre “Écrivains roumains en exil”, Eva Behring observe que les plus importants dictionaires des écrivains de la littérature roumaine signale le nom de Mircea Eliade, seul qui est considéré comme “digne”. Nous ne trouverons pas aucune mention sur les motifs et les informations de fond pour sa décision de vivre en exil, qui sont remplacés par les formulations suivantes: “En 1941 il est transféré à l’ambasade de Lisbone où il reste jusqu’à 1945. De cette année il enseigne à L’ École des Hautes Études de Paris.” On ne pouvait pas dire en ce temps-là qu’il était l’un des plus actifs membres de l’exil anticommuniste et qu’il se trouvait à la tête du centre Roumain de Recherche Scientifique et de la revue “Luceafărul”. À peine en 1992 il apparaîtra le volume “Împotriva deznădejdii. Publicistica exilului” (Éd. Humanitas), d’où résulte clairement l’implication de l’auteur dans la vie de l’exil, son intérêt permanent manifesté pour les compatriotes réfugiés. Ainsi, la vérité a été évitée et ignoréé.
En 1988 il apparait un volume d’Emil Cioran, “Eseuri” (Anthologie, traduction et avant-propos par Modest Morariu) au maison d’édition “Cartea Românească”. La préface du traducteur de deux pages (seulement) fait aussi une totale abstraction de la période d’exil de l’auteur, de sa biographie, en général, bien qu’on se rappelle au livre “Amurgul gândurilor”, qui est apparu à Bucarest, en 1936. C’est une présentation plutôt impressioniste: “ Arrivé à la fin d’une prologée et inevitable complicité avec l’écrivain traduit, souvent accablé de sa personnalité…” et: “ En conclusion, en renonçant à la corvée des considérations savantes en matières de la traduction, le traductreur tient à avouer le handicap permanent dont je l’ai ressenti, étant mis dans la situation de traduir dans sa langue maternelle celui qui a été un brillant écrivain de la langue roumaine.” Le livre contient des fragments des plus importants oeuvres publiés en France: “Précis de décomposition”, “La tentation d’exister”, “Le Chute dans le temps”, “Le Mauvais Démiurge”, “Exercices d’admiration” etc. Il n’aurait pas été possible l’apparition de l’anthologie, s’il n’aurait pas ignoré les aspects incommodes de la vie et de l’activité de l’essayiste.
Un autre brillant d’exil roumain, mais malheureusement presque inconnu en Roumanie, a été Alexandru Busuioceanu, professeur de l’histoire d’art à l’Université de Bucarest, poète et écrivain roumain et espagnole. En 1942 il s’établi en Espagne où il développe une vaste activité littéraire et culturelle en roumain et espagnol. Un premier livre de poèmes écrits en castillan, “Poemas Patéticos”, qu’il a publié à Madrid en 1948, a été accuelli très chaleureusement par la critique espagnole. D’autres recueils ont suivi: “Innominada luz”, sélection anthologique publiée par la revue Escorial (Madrid, 1949) et “Proporción de vivir” (Madrid, 1954). Comme critique, il s’est fait connaître en Espagne, surtout par la revue “Insula”, dont il a été un des rédacteurs. Membre de l’Academia Breve de Critica de Arte (président, Eugenio d’Ors, Madrid), membre de l’Académie Royale de Tolède, professeur à l’Université de Madrid. Al. Busuioceanu est mort en 1961, deux années après, en 1963, est apparue à Paris l’anthologie “Fructul de a trăi”, une édition par Virgil Ierunca. En 1980, à maison d’édition “Meridian”, il apparaît le volume “Scrieri despre artă”, avec une préface d’Ion Frunzetti. Ici, nous assisterons à une très minutieuse biographie de l’auteur, jusqu’à son départ à Madrid et, pour la première fois, nous pourrons rencontrer le mot “exil”. Frunzetti se refait à un moment donné, “aux dernières années de la vie [de Busuioceanu] , dans l’exil et la solitude tragique dans lesquelles il a fait son bilan de l’existence.” Voilà comment est il motivé l’exil de ce grand intellectuel: “Ce départ d’ Alexandru Busuioceanu, qui ressemblait formellement avec un avancement (comme conseiller, le directeur de l’Institut de la culture roumaine à Madrid), il l’a consideré, quand même, comme une sorte d’exil, imposé par des rivalités du pays et du ministère sous une forme deguisée, ce qui était réel, mais ça nel’a pas empêché de faire là pour la propagande du pays ce que peu nombreux d’envoyés culturels d’hier et d’aujourd’hui savent faire.” Quelques bonnes pages reflètent le conflit entre Al. Busuioceanu et George Oprescu, son collegue à l’Université. En dehors du style tendancieux et des clichés introduits, Frunzetti dit que Al. Busuioceanu ne veuille pas revenir dans le pays à cause de G. Oprescu. Mais c’est pas vrai, bien sûr. dans une lettre, le poète declare: “Je n’ai pas le désir de me retourner en pays avant qu’il ne cesse pas l’ocupation russe et avant qu’il ne s’installe pas un régime humain, qui nn’opprime pas les gens et qui puisse inspirer de la confiance.” Malheuresement, on n’a pas publié jusqu’à présent, en Roumanie, les poesies de cette personalité de premier rang de la littérature roumaine.
En 1968 il apparaît deux volume intitulés “Teatru” d’Eugène Ionesco, e Editura pentru Literatura Universală, traduction par Marcele Aderca, Dinu Bondi, Radu Popescu et Elena Vianu, avec une introduction de presque 60 pages de Boris elvin qui n’introduit aucune date biographique. Pendant que le dramaturge se declare profondèment anticommuniste, le critique le catalogue comme “antifasciste”, en satirisant la bourgeoisie en Occident. Ainsi, “dans la pièce Rinocerii, nous suivons l’instalation du fascisme” (22), “l’idée que la mentalité du type fasciste représente un act de la régression vers les degrés inférieurs de la vie, se traduit par l’image des hommes en pensant, en sentant, en agissant avec la férocité des animaux” (19), “Interprété dans le même esprit, Victimele datoriei pourraît être considéré l’image de la terreur et de la contrainte exercé jusqu’aux profondeurs de la conscience, par le régime de type fasciste” (21-22) “et dans Jacques sau supunerea une partie des entendus de la comédie vise le conformisme bourgeois” (20), en conclusion, “Le plus grand mérite d’Eugène Ionesco est de mettre fin à la survivance paralysée du théatre bourgeois” (62). En calité d’écrivain antifasciste, après la “démonstration” de Boris Elvin, Ionesco pouvait être présenter avec succes aux lecteur roumain.
En 1970 ils apparaient à Ed. Minerva autre deus volumes de théatre, avec une préface solide et un tableau chronologique le Gelu Ionescu, un des meilleuurs commentateur du théatre ionescien. Il pose l’accent sur les particularités du théatre de l’absurde, ses mécanismes, le languege utilisé. Il n’apparait plus les clichées et les interprétations déformés de la première édition.
Les critiques littéraires qui peuvent imposer un auteur, soit qu’ils n’éectivent jamais aujourd’hui, soit qu’ils ne soient pas intéressés de l’exil. Le plus important critique, qui a influé sur le canon contemporaine,Nicolae manolescu, a eu une expérience désagréable à cause d’exil depuis l’anné 1968, quand il a préparé “L’anthologie de la poésie roumaine moderne”, qui a été interdite. “Je n’ai pas été intéressé, affirme l’auteur, […] de l’idéologie des auteurs anthologués. Parmi eux étaient quelqu’uns qui avaient fait la politique de droit et qui avaient été en prison dans les années ’50 (Nichifor Crainic), ils étaient les autres qui avaent émigrés (Stefan Baciu) et, en fin, quelques qui avaient souffert et l’une et l’autre (Horia Stamatu). Ça a été le point vulnerable de l’anthologie dans les yeux de la censure.” Après 1989, Nicolae Manolescu n’a publié aucune livre sur la littérature de l’exil.
Apparue dans l’année 2000, “L’histoire de la littérature roumaine dès la création populaire au postmodernisme” de Dumitru Micu, qui évite avec soin le môt exil, n’est pas du tout édifiante dans ce sens. Le chapitre “La période contemporaine. Après 1944” contient la section “Poètes roumains à l’étrangère”, où sont nominalisés quelques poètes d’exil, mais l’auteur n’ai pas lu leurs oeuvres, puisque il ne les a pas trouvés. Alexandru Busuioceanun’est pas mentioné (jamais). Au chapitre “Prose” il apparait la rubrique “Diaspora”, où figure quelques prosateurs exilés, sans Mircea Eliade. Parallèlement avec la littérature du pays, dirigée, en Occident on écrivait – et en partie on été publié – dans les décennie d’après guerre, une autre littérature roumaine, “libre”. À mesure que, après le changements du régime, elle a commencée être réédités, dans le pays, les lecteurs avisés ont réalisés que, orientée dans le sens diamétralement contraire, elle n’éclipse pas artistiquement (artistement) la production authentique littéraire de ce côté-ci du “rideau” , affirme l’historien et les écrivains dont il présente sont: Constantin Virgil Gheorghiu, Vintila Horia, Leonid Arcade, Alexandru Vona, Paul Goma, Petru Popescu, Virgil Tanase. Mais Dumitru Tepeneag, lui aussi auteur exilé, figure à la rubrique: “La prose esthète, autoreferentielle”. Du Matei Visniec il ditqu’il c’est établi à Paris. “Après 1989, il est dévenu le dramaturge roumain le plus joué: aussi bieb dans le pays, qu’à l’étrangère, surtout en France.” C’est vrai, mais incomplet. D’après Florin Manolescu, Visniec solicite et obtienne azil politique en France en 1987, “parce qu’il ne pouvait plus accepter cette guerre de l’épuisement (de l’usure) avec les autorités qui le censuraient en permanence.” La vision sur l’exil de Dumitru Micu est périmée (vieillie), valable seulement pour le système communiste.

(in “Inter-and Intra Models and Metamorphoses”, Ed. Universitatii din Bucuresti, 2006, pp. 257-262).

Andrei Lupan, Tărăboi

Februarie 7, 2011

Andrei Lupan

TĂRĂBOI

Măi, măi, măi

                   ce tărăboi

o mai fost în sat la noi!..

Stai un pic să-ţi spun şi ţie,

să vezi tu minunăţie,

că în sat mai fiştecare

dela mic şi pănla mare

s-o mirat de-aşa-ntâmplare.

Şi din ce?

         Toată pricina

îi tăman lelea Grăchina.

Cum n-o ştii?

Pe Grăchina lui Tănasă?

Una grasă,

c-o diseatcă de copchii.

Casa lor

Îi pe-aproape de izvor,

Unde-i drumu-ncârjoiet

                                      şi scoboară

                                               înspre moară,

dela deal de selsovet.

         Mai dăunăz îndesară

         esă ea din casă afară

                                      în grădină,

                                      când din drum o strigă unul:

                                      ― Grăchină, lele Grăchină!

Da Grăchina, vorba ceea,

         ca femeia ―

nu l-o cunoscut deodată,

s-o uitat în streşna mâinii

şi-o strigat chiar supărată:

―Cine-i măi, de ce-ntărâţi câinii?

Când colo cine-o strigat?

Costea lui Andrei a Marfii,

predsedateliu din sat.     

         O chemat-o

ş-o întrebat-o       

         fel de fel de cercetări,

         chiţibuşuri,

         mărunţuşuri,

         şi cutare

         şi cutare;

         i-o grăit,

         i-o şopotit

         şi i-o spus,

         ba-n jos,

         ba-n sus,

         da pe urmă i-o citit

         şi-ntr-o carte

         şi-n gazetă

         şi-n hârtie…

         Măi a naibei,

         Ce să fie?

Da bărbatul,

supăratul,

îmblă el bietul Tănasă

când afară, când în casă,

se zburleşte

şi se miară,

şi oftează prin cămară,

şi se-nciudă,

şi se- ntartă:

―Ce au ei de stau la poartă?

Înflă el odată pieptul

şi-o pornit la dânşi deadreptul,

dând din coate,

cum e omul mâniet,

da Grăchina:

                   ―Nu se poate,

fugi de-aicea, că-i secret!

Măi minune,

ce se face?

Nu se ştie,

                   nu se ştie!

O mai tras el o sudalmă

Şi-o stuchit de ciudă-n palmă

şi-o zâs:

         ―Să nu ieu ciomagul,

să-ţi îndrept eu feleşagul,

                                      măi muiere;

                            tu să ai asta-n vedere.

Şi-nainte să se-ntoarcă,

                   o sucit încă-o ţăharcă

şi-o aprins-o,

cum c-adică,

nu de frică

                   el―Tănasă,

se duce-napoi în casă.

Bun;

         amu mai stăi să vezi,

c-am să-ţi spun şi n-ai să crezi.

Când s-o-ntors el din ogradă,

o pornit un fel de childuri

şi de sfadă―

                   cică:

                            ―Eu

mă duc mâine la Chişinău,

ca să facem adunare

şi-am să ţân o cuvântare.

Da bărbatul

s-o-nciudat odată foc

şi-o-ntrebat-o:      

                   ―Vrei s-o iei peste moţoc?

                   Ori cum văd, ai chef de leafă

         peste ceafă?

Da nevasta:

                   ―Mai încet cu vorba iasta,

                   c-o trecut ea vremea ceea,

                   când puteai să-ţi baţi femeia:

                   astăz stim noi alt zacon:

                   una- două şi-n raion.

Râdica Grăchina glasul,

da Tănasă pleacă nasul,

vorba ceea, se temea,

să nu-ncapă-ntr-o belea.

Ce-ai să faci?

Ce poţi să-i faci?

Nu-i de şanţ, mai bine taci!

Dimineaţa alt bucluc,

ea se-mbracă şi:

                            ―«Mă duc!»

De i-o mărs vestea-n tot satul,

că şi-o lepădat bărbaul.

                            Trec femei, se întâlnesc,

                            Stau în drum şi şopotesc:

―Ce zâci?

―Aracan de mine

şi de mine,

nu-i a bine!

Să facă mătălnicii

ea, c-o casă de copchii…

―Cic-o-mblat

şi s-o cătat,

s-o hlizit,

s-o ghilosit

şi s-o dres,

şi s-o-mbunghit,

s-o-ncnopcit

şi s-o-ntuflit

şi, ptfiu!

Cică s-o-mpudrit

şi s-o dus…

Ce ai de spus?

Deamu-i lămurit, că-l lasă

                                      pe Tănasă.

―Vezi neata, ce tărăboi!

O venit vacul de-apoi.

                            Da Tănase

                            porăie pe lângă casă

                                      şi icneşte:

―Bună treabă,

ea se plimbă prin străini,

da eu ţurui la găini

parcă-s babă.

Trece unul şi priveşte,

altul vine şi-l întreabă,

celălalt îl ischiteşte:

                   «Cum aşa, din ce pricină,

                   nu te teme c-ar să vină…»

Unu-i bagă sula-n coastă,

                   c-ai rămas făr’de nevastă

                   ori îl face vădăoi şi-l aţâţă,

                   da Tănasă numai tace şi sughiţă.

Trece o zî,

trec două-trei,

o întrat grija-n femei:

―Nu-i Grăchina?

―Nu-i şi pace.

―Ce-ai să-i faci tu?

―N-ai ce-i face.

Ce să fie?

Ce să fie?

Nu se ştie.

Nu se ştie.

Când a patra zî-ndesară

hop – că vine şi Grăchina dela gară.

Da femeile-nainte

strigă cât le ţâne gura:

                            ―Ia te uită, ia te miară:

                            o aduce selsovetul cu trăsura!

Vin buluc toate-n ogradă

după dânsa – vor s-o vadă;

da ea parc-ar fi mireasă,

se răpede

şi-l sărută pe Tănasă.

                            Lui nici nu-i vine să creadă:

                            Grăchina poartă năgradă

                            Stă pe piept şi străluceşte,

                            scânteieşte

                            şi sclipeşte,

                            ca un soare;

                            numai focuri şi lumină.

El se uită cu merare:

                            ―Ce-i aiasta bre, Grăchnă?

                            ―Îi năgrada cei mai mare,

                            eu îs mamă eroină.

Şi-am făcut chef mai tot satul,

şi ne-o spus,

ş-am întrebat-o,

ş-am cântat,

ş-am lăudat-o,

ş-am ciocnit toţi din păhare

pentru cinstea ei cei mare…

                            Că femeile cu toate,

                            cum le ştiţi că sînt de răle,

                            de zavistnice ce-s ele,

                            au pornit un fel de sfadă:

                            ―Vrem şi noi s-avem năgradă!

Noi, iş’lalţi tăceam din gură,

c-am picat la-ncurcătură,

fiindcă nu era uşor

de răspuns la jalba lor.

Da peurmă le-o-mpăcat,

                            c-o strigat

                            unul chefliu:

― «Tăceţi, fa, că nu-i târzâu!»

Iac-am spus ce tărăboi

s-o-ntâmplat în sat la noi.

1945

 (Notă: Am reprodus textul din volumul „Poezia Moldovei”, păstrând particularităţile specifice.)